• Mort

 

  1. Prédication réalisée de Louis XVI

« Un temps viendra, j’en suis sûr, où le peuple pleurera ma perte. Oui, j’en ai la confiance il rendra justice à ma mémoire, quand il aura recouvré la liberté de se montrer juste. Mais hélas ! jusqu’à ce que temps arrive il arrive il sera bien malheureux. » Louis XVI

 

La sœur de la Nativité raconte ce qui suit, dans sa révélation (tome IV p.392) :

«  Un jour que j’étais en prière devant le Très Saint Sacrement, le Seigneur me dit : « Le Roi sera mis à mort. »

Deux ans plus tard, quelques jours après la triste nouvelle de la mort du Roi, Notre Seigneur m’apparut et me dit :

« Réjouis-toi, ma fille. Je t’ai affligée par la mort du Roi, mais je viens te consoler par une bonne nouvelle : il est glorieux, triomphant et Roi dans mon royaume : il est couronné. Je lui ai donné un sceptre et une couronne qui seront éternels. »

 

« Un carrosse est avancé. La Révolution lui témoigne, involontairement, de suprêmes égards.

C’est un accusé qu’on mène à la mort, mais, malgré tout, c’est encore un Roi ! Les farouches révolutionnaires n’ont pas encore songé à l’ignoble charrette qui, par un raffinement de supplice, mènera à la mort, cahotée et brutalisée, Marie-Antoinette, au milieu de tant d’autres victimes.

Accompagnés, de deux gendarmes, le Roi et son confesseur montent dans la voiture et le cortège funèbre s’ébranle.

En vérité, c’est un formidable cortège ! Des canons en masse… Un sourd bruit de ferraille… Des troupes à pied, à cheval, des tambours, dont les roulements sont destinés étouffer tous les bruits inopportuns, tout cet appareil guerrier - les forces révolutionnaires, adorent la force brutale – précède, suit, entoure le carrosse qui s’avance lentement, entre deux haies d’hommes armés de fusils ou de piques, renforcés à certains endroits, de détachements plus importants ; et la marche continue au milieu d’un Paris sinistre, maisons muettes, volets clos, paralysé par l’ordre terrible d’un silence absolu.

 

Peut-on imaginer pareille chose : Paris qui se tait ?

 

Le Roi ne lève pas les yeux de dessus son bréviaire. De temps à autres, sa voix s’unit à celle de l’Abbé. Edgeworth pour réciter les psaumes choisis, et les gendarmes semblent surpris et émus de cette pieuse tranquillité. Voici les boulevards, la porte Saint-Denis… »