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Mort de l’enfant du Temple

 

Après la mort étrange du Docteur Desault, un nouveau médecin fut nommé le 5 juin 1795 auprès de l’enfant retenu au Temple. Il s’agissait du Docteur Philippe-Jean Pelletan qui se rendit le jour même à la Tour du Temple pour l’examiner. Il prescrivit simplement une légère diète.

Le 7 juin 1795, le médecin ausculta à nouveau l’enfant et sembla satisfait de son état.

 

Une semaine après ces évènements, le 8  juin 1795, l’enfant enfermé au 2e étage de la prison du Temple est mort.

 

Voici un extrait que l’on peut lire dans le rapport d’autopsie du pauvre enfant – noter la formulation assez curieuse et inhabituelle :

 

« Nous arrivâmes tous les quatre à onze heures à la porte extérieure du Temple où les Commissaires nous reçurent et nous accompagnèrent dans la tour. Dans une pièce du deuxième étage, on nous montra le corps sans vie d’un garçon qui nous parut âgé d’environ dix ans, et qui, d’après les dire des Commissaires, était le fils du défunt Louis Capet (depuis l’arrestation de Louis XVI, les révolutionnaires avaient pris l’habitude d’appeler le Roy, non plus Louis XVI, mais Louis Capet, en référence au nom de son aïeul, Hugues Capet (941 – 987 – 996)).

Deux d’entre nous reconnurent l’enfant comme étant celui auquel ils prodiguèrent leurs soins dans les jours précédents. La mort de l’enfant doit être attribuée à l’effet d’un vice scrofuleux existant depuis longtemps. »          

 

Dans ses mémoires, édités par Mothe-Langdow, Napoléon Bonaparte écrivit concernant ce rapport :

« Mais ce n’est pas la preuve irréfutable que ce soit le Dauphin ! »

 

Lorsque Barras fut désigné comme Chef de la Sûreté de Paris, il fit faire un examen médical de Louis XVII dans sa cellule ainsi qu’un nettoyage complet de sa chambre.

Il ne fait pas mention d’un vice scrofuleux, ni d’une quelconque maladie. L’enfant-Roy était juste affaibli par un défaut de soin. Louis XVII était atteint moralement, psychiquement, mais biologiquement, il était en bonne santé.

   

Il portait quelques marques sur son corps. Le Docteur Jeanroy, qui suivait l’enfant avant l’incarcération et l’avait également soigné en prison, dit que grâce à elles, il reconnaitrait le prince entre 1 millions d’enfants.

Il laissa un testament qu’il demanda d’ouvrir que 100 ans après sa mort, ce qui incomba à son descendant, le Lieutenant-Colonnel René Jeanroy, Chef du département d’histoire de l’armée, en 1916.

Il y écrivit que l’enfant examiné au Temple n’était pas Louis XVII, et que celui-ci pouvait être reconnu grâce à plusieurs signes distinctifs :

 

  1. Une large tâche de naissance sur la cuisse gauche

  2. Une cicatrice sur la lèvre due à une morsure de lapin

  3. Une marque de vaccination sur le haut du bars droit.

C’était le début de la vaccination, aussi, les enfants royaux furent les premiers à avoir été vaccinés.  

Le rapport d’autopsie de l’enfant du Temple ne fait pas non plus état de ces marques.

 

 

Mort de Karl Wihlelm Naundorff

 

 

La date et le lieu de naissance du dit Karl Wihlhelm Naundorff restent encore aujourd’hui sans réponse. 

Cet horloger prussien installé aux Pays-Bas fut reconnu par l’Etat néerlandais comme étant Louis XVII, fils du Roy de France Louis XVI, ainsi que par le Royaume-Uni.

Cependant, lorsque Naundorff décéda, le 10 août 1845 à Delft, une autopsie fut pratiquée.

Nous pouvons voir sa tombe à Delft avec l’inscription :

 

Ici repose

Louis XVII

Charles Louis de Bourbon – Duc de Normandie

Roi de France et de Navarre

Né + à Versailles le 27 mars 1785

Décédé + à Delft le 10 août 1845

 

 

Le rapport de son autopsie atteste de l’existence de :

 

  1. « Sur le front, une cicatrice de deux centimètres au-dessus du nez au niveau de la ride centrale du front, vers le côté droit en descendant comme une demi-lune sur un centimètre

  2. A l’arrière de la tête, une cicatrice en haut et à droite

  3. Sur le visage :

    1. Une petite cicatrice sur la ride centrale de la lèvre supérieure

    2. Les deux dents du milieu de la mâchoire inférieure pointent en avant

    3. En dehors du centre du menton, une cicatrice d’un centimètre

  4. Sur la poitrine, deux centimètres à gauche du sternum, une cicatrice en forme de crochet difficile à distinguer parce que le corps a déjà commencé à enfler à cause des gaz.

  5. Sur les bras, au bas de l’épaule gauche, une cicatrice d’un centimètre. Sur le haut du bras gauche à peu près à un tiers de la longueur totale vers le bras, trois cicatrices d’inoculation de vaccin en forme de triangle

  6. Sur les jambes, à l’intérieur et au milieu de la cuisse gauche, une large marque de naissance. »

Il a été reconnu comme étant le véritable et unique Louis XVII par de plusieurs chefs d’état européens.

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